Discussion:
Commentaire composé
Add Reply
Samira Fils
2021-01-29 00:58:02 UTC
Réponse
Permalink
Bonjour ayant eu une salle note a mon bac blanc, j'aimerais réussir ce
Commentaire composé. Merci de m'aiguiller.
Ci-joint le texte + mon commentaire composé.
Jean Giono (1895-1970)
Le Chant du Monde (Gallimard, 1934)
L'hiver au pays Rebeillard
L'hiver au pays rebeillard était toujours une saison étincelante.
Chaque nuit la neige descendait serrée et lourde. Mais tous les matins
arrivaient dans un grand ciel sans nuages, lavé par une petite bise tran-
chante. À peine sorti de l'horizon, le soleil écrasé par un azur terrible
ruisselait de tous côtés sur la neige gelée; le plus maigre buisson éclatait
en cour de flamme. Dans les forêts métalliques et solides le vent ne
pouvait pas remuer un seul rameau; il faisait seulement jaillir sur l'em-
brasement blanc des embruns d'étincelles. Des poussières pleines de
lumières couraient sur le pays. Parfois, au large des chemins plats, elles
enveloppaient un homme qui marchait sur des raquettes, ou bien, sur-
prenant les renards malades à la lisière des bois, elles les forçaient à se
lever et à courir vers d'autres abris. Les bêtes s'arrêtaient en plein
soleil
avec leurs poils tout salés de neige gelée, dure comme une poussière de
granit... Le jour ne venait plus du soleil seul, d'un coin du ciel, avec
chaque chose portant son ombre, mais la lumière bondissait de tous les
éclats de la neige et de la glace dans toutes les directions et les ombres
étaient maigres et malades, toutes piquetées de points d'or.
Questions d'observation ( 4 points )
1) Appréciez le champ lexical du soleil ( 2 points )
2) 2) Observez les verbes et les caractérisations qui évoquent la puissance
du soleil.
I] Question
-« en cour de flamme » ( L16 )
-« plein soleil » ( L12 )
-« saison étincelante » ( L1 )
-« embrasement » ( L8 )
-« embruns d'étincelles » ( L8 )
-« Poussières pleines de lumières » ( L8 )
-« le soleil »( L4 )
-« la lumière » ( L15 )
-« Le jour ne venait plus du soleil seul » ( L14 )
-« ombre maigre »
On trouve « cour de flamme( L16 ), embruns d'étincelles ( L8), embrasement
L8 ), saison étincelante( L1 ) » qui est relatif au feu.
On trouve « plein soleil ( L12 ), le soleil ( L4 ), la lumière ( L15 ), le
jour ( L14), poussières pleines de lumières ( L8 ) » qui est relatif à la
lumière.
Le soleil rend la saison d'hiver « étincelante » grâce à sa lumière qu'il
reflète sur la neige tombée la nuit ou sur la glace par un jeu de miroir,
les « ombres maigres » font ressortir la puissance du soleil.
2)-« le soleil ruisselait de tous côtés sur la neige gelée, le plus maigre
buisson éclatait en cour de flamme »Le soleil enveloppe la nature hivernale
de ses rayons. Le soleil rend même le plus petit buisson lumineux, faisant
ressortir les idées de feu et de lumière, cette phrase fait écho au thème de
la transfiguration.
-« Les bêtes s'arrêtaient en plein soleil pour se réchauffer et enlever la
neige qu'ils avaient sur leur pelage. » Le soleil réchauffe aussi les bêtes
engourdies par la neige.
-« La lumière bondissait de tous les éclats de la neige et de la glace dans
toutes les directions. » Le soleil fait que l'hiver est une saison
étincelante car il crée une réverbération sur la neige et la glace, ce qui
donne une forte luminosité.
Les ombres elles-mêmes font finalement ressortir la puissance du soleil.
Les verbes ruisselait, éclatait, jaillir, courraient, enveloppait,
surprenant, forçait, et bondissait donnent à ce passage une extraordinaire
impression de vitalité. L'hiver n'est pas la saison morte mais au contraire,
par le soleil le paysage prend vie.
La puissance du soleil se caractérise par son omniprésence : « A peine
sorti de l'horizon », la répétition du mot de « tout » dans le dernier
paragraphe le montre.
II]Commentaire composé
Jean Giono est un auteur du 20ième Siècle, ses ouvres les plus connues sont
le grand troupeau écrit en 1931 et Jean le Bleu publié onze ans plus tard.
La littérature de Giono est marquée par le thème de la nature. La plupart
des ouvres de Jean Giono décrive sa région natale, la Provence, que l'on
retrouve d'ailleurs dans cet extrait tiré de l'ouvre Le chant du Monde parut
en 1934, le chant du Monde est un livre très poétique. L'auteur décrit
précisément la saison d'hiver. Dans ce texte, nous retrouvons les thèmes
relatifs au rythme de la nature hivernale et à la puissance du soleil.
L'hiver qui a habituellement une connotation de froideur est considéré au
pays Rebeillard comme une saison brillante ce qui semble être un paradoxe. L
'auteur décrit le phénomène de la morte saison qui est finalement brillante.
Une «saison étincelante » (l1) montre le rôle du soleil ; il projette sa
luminosité sur la neige. «Chaque nuit la neige descendait serrée et
lourde » (l2), cette phrase possède un rythme extrêmement régulier, ce qui
montre que cette saison est la même chaque année. L'usage de l'imparfait
pour les verbes « descendre et arriver »(l 2 et 3) a une valeur habituelle
et renforce l'idée de monotonie. La conjonction de coordination « mais »(l2)
exprime ici une opposition entre le jour et la nuit et entre le soleil et la
neige.
L'auteur qualifie les forêts de métal qui désigne en fait la neige gelée par
une métaphore, sur lesquelles le vent n'a absolument aucun effet. La
formulation : « forets métalliques » (l6) exprime le froid et une certaine
immobilité. Le vent hivernal ne peut que transporter des flocons de lumière
car il est considéré comme « une petite bise « (l3). Les flocons de neige
sont personnifiés par le verbe «courir »(l9), action réalisable seulement
par un être vivant. Brusquement cette nature engourdie s'anime par la
présence d'éléments nouveaux tels les « renards »(l11). On observe une
opposition entre la glace(L16), la neige gelée(L5) et le soleil(L4), qui se
réverbère sur ces éléments et qui va faire mouvoir ce paysage.
Les mots embrassements et étincelles (l8) correspondent à la lumière
apportée par le soleil. Les flocons sont « pleins de lumière » car leur
couleur est blanche et de plus le soleil s'y reflète. La phrase « des
poussières pleines de lumières couraient sur le pays.
Jean Giono peint là une saison qui ne s'annonce pas mélancolique mais
étincelante grâce à la ténacité du soleil qui rend l'hiver accueillant.
L'hiver est présenté ici sous une forme éclatante, voyons maintenant la
puissance du soleil.
Les verbes « descendre, arriver, laver, ruisseler, jaillir, courir et
envelopper »(l2 à 10) donnent une extraordinaire idée de mouvement, une idée
aussi de contraste entre le soleil et la neige. On remarque l'immédiate
action de la puissance du soleil sur le paysage par l'expression « A peine
sorti de l'horizon ».
Durant la journée, le soleil est le maître des lieux, mais la nuit, la
neige prédomine. « Le soleil écrasé par un azur terrible »(l4), exprime la
un azur terrible ». Le verbe « ruisseler »(L5) est employé au sens figuré,
le soleil enveloppe tout le paysage de ses rayons. Ensuite, nous avons une
preuve de la force du soleil, il est capable d'éclairer le plus petit
buisson d'une manière intense comme le traduit la métaphore « en cour de
flamme » (l6), le soleil compose une symphonie de lumière. Le soleil inonde
la nature de lumière et le libère de sa torpeur hivernale. Le paysage revit
par l'intermédiaire du soleil qui a une action protectrice. Il y a une
personnification des ombres que l'auteur considère comme malades à cause d'
une affection. Les ombres sont maigres car la nature est écrasée de lumière,
cette maladie des ombres fait ressortir la puissance du soleil. La lumière
est l'alliée du soleil c'est donc par son intermédiaire qu'il submerge la
nature, il réveille la nature, ils sont en connivence.
« Les bêtes s'arrêtaient en plein soleil » (l12) : les bêtes engourdies
restent sous le soleil afin de bénéficier du pouvoir réchauffant de l'astre.
La nature est dépendante des bienfaits du soleil mais les animaux semblent
eux aussi dépendants. On remarque une comparaison de la neige dure à « des
poussières de granit » (l8), ankylosant ainsi l'animal. L'auteur compare
quelque chose de solide à une particule renforçant ainsi l'idée de
contraste.
On observe une répétition du mot « tout »(l15) qui marque l'omniprésence de
la lumière du soleil. Le soleil est une force imparable qui se trouve
partout, chaque jour, il embrasse le paysage se ses rayons solaires. Sa
source étant dans le ciel, la lumière du soleil se reflète sur les
précipitations laissées par les nuages de la morte saison.
L'astre solaire reste le maître incontestable des lieux dans ce paysage
hivernal radieux dans lequel il est créateur de contrastes étincelants. En
effet ceux-ci sont permanent la « neige descend serrée et lourde »(l2) et
les matins arrivent dans un ciel sans nuages ». Si les forêts apparaissent
solides dans leur immobilité, le vent fait jaillir des « embruns d'
étincelles »(l8). Dans la lumière bondissante, les ombres semblent se
retirer.
Petit à petit, l'auteur nous rend compte de la puissance du soleil. Alors qu
'en cette période de l'année nous pourrions voir un combat entre le soleil
et la neige, Jean Giono décrit une merveilleuse alliance entre ceux-ci
faisant ainsi naître un véritable jaillissement lumineux qui fait reculer
les ombres. L'hiver précisé ici reste dépeint d'une manière particulière
certainement empreinte d'émotions profondes et d'expérience intérieure qui s
'extériorisent dans des mots porteurs d'une puissance quasi magique. L'hiver
rude, froid disparaît dans cette vision d'embrasement piqueté de « points d'
or ».
Pouvez vous me dire quel phénomène évoque t'on dans le texte e
Hibou
2021-01-29 05:07:40 UTC
Réponse
Permalink
Bonjour ayant eu une salle note a mon bac blanc [...]
:-)

Continuer la lecture sur narkive:
Loading...