Discussion:
Quand les femmes de pouvoir résistent à la féminisation
(trop ancien pour répondre)
Le Pépé à chênes
2018-02-02 23:25:03 UTC
Permalink
Raw Message
Sur Slate.fr :

"Il ne faut pas oublier que la 8e édition de son Dictionnaire, publiée
en 1935, incluait les féminins en usage, comme poétesse. La 9e édition,
dont la rédaction a débuté en 1990, donne un exemple d’usage du terme:
«Anna de Noailles [1876-1933] récusait le terme de “poétesse”, qu'elle
jugeait condescendant.» Cette citation montre bien que certaines femmes
peuvent être les plus réfractaires à la féminisation, défendant leur
profession au masculin, alors même qu’un équivalent féminin existe."
joye
2018-02-03 00:23:53 UTC
Permalink
Raw Message
    "Il ne faut pas oublier que la 8e édition de son Dictionnaire,
publiée en 1935, incluait les féminins en usage, comme poétesse. La 9e
édition, dont la rédaction a débuté en 1990, donne un exemple d’usage du
terme: «Anna de Noailles [1876-1933] récusait le terme de “poétesse”,
qu'elle jugeait condescendant.» Cette citation montre bien que certaines
femmes peuvent être les plus réfractaires à la féminisation, défendant
leur profession au masculin, alors même qu’un équivalent féminin existe."
Rhô, Cousing, Anna de Noailles ? Une femme de pouvoir ? À la Belle Époque ?

Ahahahahahahaahahahahahahaha !!

Boudieu, boudieu, boudieu, z'ont rien capté, ces enfoiré·es (je me le
dois parce que c'est Agnès Da Feo qui a écrit ça).

Houdidonc, t'en as d'autres dans la même veine ?

Avant de me répondre, étudie un peu les critiques littéraires d'antan --
où tu verras que les écrivains femmes étaient jugées "pas bien"
lorsqu'elles n'étaient ni riches ni physiquement belles.
Le Pépé à chênes
2018-02-03 18:37:26 UTC
Permalink
Raw Message
     "Il ne faut pas oublier que la 8e édition de son Dictionnaire,
publiée en 1935, incluait les féminins en usage, comme poétesse. La 9e
édition, dont la rédaction a débuté en 1990, donne un exemple d’usage
du terme: «Anna de Noailles [1876-1933] récusait le terme de
“poétesse”, qu'elle jugeait condescendant.» Cette citation montre bien
que certaines femmes peuvent être les plus réfractaires à la
féminisation, défendant leur profession au masculin, alors même qu’un
équivalent féminin existe."
Rhô, Cousing, Anna de Noailles ? Une femme de pouvoir ?  À la Belle
Époque ?
Oh, tu n'es pas gentille, Cousino, elle voulait, par son refus de forme
féminine, être au même niveau que ses confrères.
Ahahahahahahaahahahahahahaha !!
Boudieu, boudieu, boudieu, z'ont rien capté, ces enfoiré·es (je me le
dois parce que c'est Agnès Da Feo qui a écrit ça).
Houdidonc, t'en as d'autres dans la même veine ?
Bon, si ça t'a fait rire, tant mieux.
Avant de me répondre, étudie un peu les critiques littéraires d'antan --
où tu verras que les écrivains femmes étaient jugées "pas bien"
lorsqu'elles n'étaient ni riches ni physiquement belles.
Je suis d'accord. Mais le problème est que le passé est toujours
d’actualité. C'était en partie le sens de l'article, et en ça, c'était
parfait (grammatical).
RVG
2018-02-03 22:12:55 UTC
Permalink
Raw Message
Post by Le Pépé à chênes
"Il ne faut pas oublier que la 8e édition de son Dictionnaire, publiée
en 1935, incluait les féminins en usage, comme poétesse. La 9e édition,
«Anna de Noailles [1876-1933] récusait le terme de “poétesse”, qu'elle
jugeait condescendant.» Cette citation montre bien que certaines femmes
peuvent être les plus réfractaires à la féminisation, défendant leur
profession au masculin, alors même qu’un équivalent féminin existe."
Le problème étant ici que la forme féminine est composée avec un
diminutif (grec d'ailleurs).
Remarquez que lorsqu'il s'agit réellement de femmes de pouvoir, de type
despotique par exemple, le grec emploie "despina" (féminin de "despota")
qui, justement, n'est pas un diminutif affectueux et vaguement
condescendant.
--
« Les philosophes : le monde n'a pas d'âge. L'humanité se déplace,
simplement. Vous êtes en Occident, mais libre d'habiter dans votre
Orient, quelque ancien qu'il vous le faille, — et d'y habiter bien. Ne
soyez pas un vaincu. Philosophes, vous êtes de votre Occident.»
Arthur Rimbaud

https://www.jamendo.com/artist/336871/regis-v-gronoff/albums
http://bluedusk.blogspot.fr/
http://soundcloud.com/rvgronoff
http://www.toutelapoesie.com/salons/user/18908-guillaume-daquile/
Michal
2018-02-03 23:30:33 UTC
Permalink
Raw Message
(Je réponds avec le genre inclusif)
Post by RVG
Post by Le Pépé à chênes
"Il ne faut pas oublier que la 8e édition de son Dictionnaire,
publiée en 1935, incluait les féminins en usage, comme poétesse. La
9e édition, dont la rédaction a débuté en 1990, donne un exemple
d’usage du terme: «Anna de Noailles [1876-1933] récusait le terme
de “poétesse”, qu'elle jugeait condescendant.» Cette citation
montre bien que certaines femmes peuvent être les plus réfractaires
à la féminisation, défendant leur profession au masculin, alors
même qu’un équivalent féminin existe."
Le problème étant ici que la forme féminine est composée avec un
diminutif (grec d'ailleurs).
Remarquez que lorsqu'il s'agit réellement de femmes de pouvoir, de
type despotique par exemple, le grec emploie "despina" (féminin de
"despota") qui, justement, n'est pas un diminutif affectueux et
vaguement condescendant.
Ne négligeons pas le pouvoir de la servante, quand elle devient
notaire.

--
Michal.
Musique et vins :
http://www.concertdelaloge.com/
http://quatuorcambiniparis.com/index.html
Pour (dé)lier les langues :
http://soifdailleurs.com/
Pierre Hallet
2018-02-04 12:36:28 UTC
Permalink
Raw Message
Post by RVG
Le problème étant ici que la forme féminine est composée
avec un diminutif
Idem en 1995 pour les « juppettes » et non « les juppées ».

Idem pour « la schtroumpfette » et non « la schtroumpfe ».

Aurait-on osé faire « veuvet » à partir de « veuve » ?
--
Pierre Hallet.
Site (dont FAQ) du forum fllf : <http://www.langue-fr.net>.
Loading...