Discussion:
Vus d’Allemagne, les Français sont... verbeux
(trop ancien pour répondre)
Le Pépé à chaines
2017-09-20 14:10:53 UTC
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Sur CourrierInternational.com :

"Comment justifier les frais de maquillage du président Emmanuel Macron
? “Il s’agit de prestations extérieures [...] qui correspondent à
l’urgence du moment après son arrivée à l’Élysée”, a répondu un des
conseillers du chef d’État alors que les Français s’émouvaient à l’été
2017 des 26 000 euros facturés par la maquilleuse. Une réponse qui n’a
pas manqué d’étonner le chroniqueur de Die Zeit, bien plus que la
coquette somme investie en fond de teint. Qui utilise vraiment de telles
phrases de nos jours ? se demande le chroniqueur de l’hebdomadaire
allemand. Réponse : les Français. Dans l’Hexagone, “personne ne s’est
étonné de cette phrase foisonnante. Les gens sont habitués à ce que ceux
qui sortent des écoles d’élite parlent de cette façon”."
Lanarcam
2017-09-20 14:23:17 UTC
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Raw Message
Post by Le Pépé à chaines
"Comment justifier les frais de maquillage du président Emmanuel
Macron ? “Il s’agit de prestations extérieures [...] qui correspondent à
l’urgence du moment après son arrivée à l’Élysée”, a répondu un des
conseillers du chef d’État alors que les Français s’émouvaient à l’été
2017 des 26 000 euros facturés par la maquilleuse. Une réponse qui n’a
pas manqué d’étonner le chroniqueur de Die Zeit, bien plus que la
coquette somme investie en fond de teint. Qui utilise vraiment de telles
phrases de nos jours ? se demande le chroniqueur de l’hebdomadaire
allemand. Réponse : les Français. Dans l’Hexagone, “personne ne s’est
étonné de cette phrase foisonnante. Les gens sont habitués à ce que ceux
qui sortent des écoles d’élite parlent de cette façon”."
Personne, c'est vite dit. Il s'agit des journalistes.
joye
2017-09-20 14:27:16 UTC
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Raw Message
    "Comment justifier les frais de maquillage du président Emmanuel
Macron ? “Il s’agit de prestations extérieures [...] qui correspondent à
l’urgence du moment après son arrivée à l’Élysée”, a répondu un des
conseillers du chef d’État alors que les Français s’émouvaient à l’été
2017 des 26 000 euros facturés par la maquilleuse. Une réponse qui n’a
pas manqué d’étonner le chroniqueur de Die Zeit, bien plus que la
coquette somme investie en fond de teint. Qui utilise vraiment de telles
phrases de nos jours ? se demande le chroniqueur de l’hebdomadaire
allemand. Réponse : les Français. Dans l’Hexagone, “personne ne s’est
étonné de cette phrase foisonnante. Les gens sont habitués à ce que ceux
qui sortent des écoles d’élite parlent de cette façon”."
Na ja, Schnucki ! Es stimmt.

Toutefois, encore n'eût-il pas fallu que vous parlâtes autrement, cher
collègue.

(pas pu mettre "que nous en parlâmes", hélas, étant donné que je ne fais
pas partie du peuple choisi par Charlemagne...ainsi privé du lait
maternel francophone, tu vois)
joye
2017-09-20 14:29:03 UTC
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Post by joye
(pas pu mettre "que nous en parlâmes", hélas, étant donné que je ne fais
pas partie du peuple choisi par Charlemagne...ainsi privé du lait
maternel francophone, tu vois)
Youps, y lire /privée/, s'il s'agit de moi et non pas de Chuck the Magnet.
gump
2017-09-20 15:41:37 UTC
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Post by joye
Toutefois, encore n'eût-il pas fallu que vous parlâtes autrement, cher
collègue.
En toute sympathie, je vous corrige - si vous l'acceptez :
/encore n'eût-il pas fallu que vous parlassiez autrement/

Il faut le subjonctif, ici, et donc l'imparfait du subjonctif puisque
vous voulez respecter la concordance des temps. Et non le passé simple.
joye
2017-09-20 17:56:55 UTC
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Post by gump
Post by joye
Toutefois, encore n'eût-il pas fallu que vous parlâtes autrement, cher
collègue.
/encore n'eût-il pas fallu que vous parlassiez autrement/
Il faut le subjonctif, ici, et donc l'imparfait du subjonctif puisque
vous voulez respecter la concordance des temps. Et non le passé simple.
Je vous en sais gré, cher collègue estimable, mais le passé simple fait
plus érudit lorsqu'on évoque l'essentiel du verbeutisme ubiquiteux de la
langue françoyse, ne trouvez-vous pas ?

Encore eût-il fallu que nous eussions parlé...
gump
2017-09-20 18:35:55 UTC
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Raw Message
Post by joye
Post by gump
Il faut le subjonctif, ici, et donc l'imparfait du subjonctif puisque
vous voulez respecter la concordance des temps. Et non le passé simple.
Je vous en sais gré, cher collègue estimable, mais le passé simple fait
plus érudit lorsqu'on évoque l'essentiel du verbeutisme ubiquiteux de la
langue françoyse, ne trouvez-vous pas ?
Non. Cela ne fait pas érudit, cela fait incorrect ! Vous ne chercheriez
tout de même pas à faire passer cette erreur pour un effet de style ?
Sh.Mandrake
2017-09-20 18:53:59 UTC
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Raw Message
Post by gump
Post by joye
Post by gump
Il faut le subjonctif, ici, et donc l'imparfait du subjonctif puisque
vous voulez respecter la concordance des temps. Et non le passé simple.
Je vous en sais gré, cher collègue estimable, mais le passé simple fait
plus érudit lorsqu'on évoque l'essentiel du verbeutisme ubiquiteux de la
langue françoyse, ne trouvez-vous pas ?
Non. Cela ne fait pas érudit, cela fait incorrect ! Vous ne chercheriez
tout de même pas à faire passer cette erreur pour un effet de style ?
Moi, cela ne m'étonnerait pas.
--
Le Magicien
joye
2017-09-20 19:02:28 UTC
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Post by Sh.Mandrake
Moi, cela ne m'étonnerait pas.
Certes. Vous en êtes incapable.
joye
2017-09-20 19:01:48 UTC
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Post by gump
Post by joye
Post by gump
Il faut le subjonctif, ici, et donc l'imparfait du subjonctif puisque
vous voulez respecter la concordance des temps. Et non le passé simple.
Je vous en sais gré, cher collègue estimable, mais le passé simple fait
plus érudit lorsqu'on évoque l'essentiel du verbeutisme ubiquiteux de la
langue françoyse, ne trouvez-vous pas ?
Non. Cela ne fait pas érudit, cela fait incorrect !
Ayez la grand indulgence de me lire cecitte :

« Selon Émile Benveniste, le passé simple est non déictique, tout comme
le récit qui est son cadre d'emploi quasi exclusif, ce qui s'accompagne
d'une impression de distanciation ou d'éloignement temporel avec
l'événement mentionné. Au contraire, le discours et ses temps (passé
composé par ex.) sont déictiques, c'est-à-dire ancrés dans la situation
d'énonciation. Ainsi, l'auxiliaire au présent du passé composé constitue
l'ancre dans le présent des interlocuteurs. » [Wiki]
Post by gump
Vous ne chercheriez
tout de même pas à faire passer cette erreur pour un effet de style ?
Que nenni, gent sieur, que nenni !
gump
2017-09-20 19:06:38 UTC
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Post by joye
« Selon Émile Benveniste, le passé simple est non déictique, tout comme
le récit qui est son cadre d'emploi quasi exclusif, ce qui s'accompagne
d'une impression de distanciation ou d'éloignement temporel avec
l'événement mentionné. Au contraire, le discours et ses temps (passé
composé par ex.) sont déictiques, c'est-à-dire ancrés dans la situation
d'énonciation. Ainsi, l'auxiliaire au présent du passé composé constitue
l'ancre dans le présent des interlocuteurs. » [Wiki]
Comment dit-on "enfumage" dans vos terres lointaines ?
joye
2017-09-20 21:28:06 UTC
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Raw Message
Post by gump
Comment dit-on "enfumage" dans vos terres lointaines ?
Hélas, je ne sais, cher condisciple gump.

Ledit Émile Benveniste était français, et, ô malheur cruel! nous ne
parlons que l'anglais ici chez moi.
Anansi
2017-09-20 21:41:13 UTC
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Post by gump
Post by joye
« Selon Émile Benveniste, le passé simple est non déictique, tout comme
le récit qui est son cadre d'emploi quasi exclusif, ce qui s'accompagne
d'une impression de distanciation ou d'éloignement temporel avec
l'événement mentionné. Au contraire, le discours et ses temps (passé
composé par ex.) sont déictiques, c'est-à-dire ancrés dans la situation
d'énonciation. Ainsi, l'auxiliaire au présent du passé composé constitue
l'ancre dans le présent des interlocuteurs. » [Wiki]
Comment dit-on "enfumage" dans vos terres lointaines ?
Essayez « smoke screen ».
joye
2017-09-20 21:54:27 UTC
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Post by Anansi
Post by gump
Comment dit-on "enfumage" dans vos terres lointaines ?
Essayez « smoke screen ».
"smoke and mirrors"

https://en.wikipedia.org/wiki/Smoke_and_mirrors
Le Pépé à chaines
2017-09-20 19:42:39 UTC
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Post by joye
« Selon Émile Benveniste, le passé simple est non déictique, tout comme
le récit qui est son cadre d'emploi quasi exclusif, ce qui s'accompagne
d'une impression de distanciation ou d'éloignement temporel avec
l'événement mentionné. Au contraire, le discours et ses temps (passé
composé par ex.) sont déictiques, c'est-à-dire ancrés dans la situation
d'énonciation. Ainsi, l'auxiliaire au présent du passé composé constitue
l'ancre dans le présent des interlocuteurs. » [Wiki]
Mouais, mais je ne suis pas du tout convaincu. Avant de parler de temps
(le passé simple par rapport au passé composé), il faudrait d'abord
envisager les modes. Je rappelle ta phrase :

"Toutefois, encore n'eût-il pas fallu que vous parlâtes autrement, cher
collègue."

Avec "falloir", la complétive est au subjonctif et non à l'indicatif.
joye
2017-09-20 21:36:01 UTC
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Raw Message
    Avec "falloir", la complétive est au subjonctif et non à l'indicatif.
J'invoque le privilège d'interrogation simulée, Votre Honneur. Mon
emploi d'un indicatif ès négatif distancié implique un contre-épreuve
vérifiablement positif et donc l'indicatif fut de rigueur, comme nous
nous contentons de dire en anglais.

Nul n'y contesterait le fait, alors, face à une telle désinvolture, ne
sachant pas lire dans l'esprit de l'auteure de ladite phrase incriminée.

Mais va, brave Cousing intrinsèquement verbeux, je ne te hais point.
Harp
2017-09-27 19:02:10 UTC
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Raw Message
"Comment justifier les frais de maquillage du président Emmanuel Macron ?
“Il s’agit de prestations extérieures [...] qui correspondent à l’urgence du
moment après son arrivée à l’Élysée”, a répondu un des conseillers du chef
d’État alors que les Français s’émouvaient à l’été 2017 des 26 000 euros
facturés par la maquilleuse. Une réponse qui n’a pas manqué d’étonner le
chroniqueur de Die Zeit, bien plus que la coquette somme investie en fond de
teint. Qui utilise vraiment de telles phrases de nos jours ? se demande le
chroniqueur de l’hebdomadaire allemand. Réponse : les Français. Dans
l’Hexagone, “personne ne s’est étonné de cette phrase foisonnante. Les gens
sont habitués à ce que ceux qui sortent des écoles d’élite parlent de cette
façon”."
Y a-t-il seulement une ENA en Allemagne ?

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